L'infinitif est la forme du verbe non conjugué. C'est la base de toute conjugaison et il est nécessaire de consulter un dictionnaire ou un outil de conjugaison, comme un conjugueur ou un dictionnaire en ligne, pour identifier le verbe.
Un verbe à l'infinitif se compose de deux parties : un radical et une terminaison.
Manger
Partir
boire
Prendre
Identifier un verbe infinitif :
Un verbe à l'infinitif est assez simple à identifier car il se termine systématiquement par une terminaison avec un "R". La plupart du temps, c'est une terminaison en -er, -ir, ou -oir.
Plus rarement, ce peut être -ire, -re, dre, -tre... Mais il y a toujours un "R" à l'infinitif ! Nous reparlerons de ces terminaison, lorsque nous découvrirons les trois groupes de verbes.
Habituellement, on sépare les verbes en trois groupes en fonction de leurs terminaisons à l'infinitif. C'est une méthode efficace pour s'y retrouver dans les variations des conjugaisons.
Premier groupe : les verbes en "ER" :
Ce groupe représente 70% des verbes de la langue française et se caractérise par la régularité de ses terminaisons. C'est le groupe de conjugaison par défaut, souvent considéré comme le plus simple. Tous les verbes infinitifs en "ER" appartiennent à ce groupe... sauf ALLER, qui est un verbe très spécial.
Si vous débutez en conjugaison, le premier groupe au présent est un bon point de départ !
Deuxième groupe : les verbes en "IR" :
Ce groupe représente 25% des verbes de la langue française. Ses terminaisons sont différentes du premier groupe mais elles sont très régulières. Cependant, il y a deux pièges :
Tous les verbes en "IR" n'appartiennent pas à ce groupe. Vous allez donc devoir apprendre à repérer les intrus.
Le radical du verbe change au pluriel (nous, vous, ils, elles) et prend un affixe en "ISS" avant le préfixe. Il faut donc s'habituer à entendre un sifflement au pluriel pour ces verbes.
Troisième groupes : les verbes irréguliers :
Le troisième groupe se caractérise par la grande variété de ses conjugaisons. Les verbes infinitifs de ce groupe terminent en "IR", "IRE", "OIR", "RE", "DRE"... bref, tous les verbes qui n'appartiennent pas aux deux premiers groupes se retrouvent ici.
Pour ne pas se décourager face à tant d'irrégularités, il est important de garder plusieurs choses en tête :
Les verbes les plus utilisés et les plus importants sont des verbes du troisième groupe. En conséquence, vous allez les apprendre sans vous en rendre compte à force de pratiquer la langue !
Le troisième groupe n'est pas vraiment irrégulier, il rassemble simplement plusieurs sous-groupes de verbes qui suivent des règles communes. Vous allez donc découvrir petit à petit ces sous-groupes.
Les verbes du troisième groupe ne représentent que 5% des verbes de la langue française. Il y a donc une quantité limitée de verbes à apprendre.
De plus, ce groupe de verbes n'est plus "productif" : ces sont des verbes très anciens et il n'y a pas d'ajouts ou de néologismes, donc pas de mauvaises surprises !
Ces deux verbes sont fondamentaux dans la langue française et méritent d'être appris par coeur. On appelle "ÊTRE" et "AVOIR" des auxiliaires (littéralement, des verbes qui aident) car ils accompagnent souvent un verbe principal, notamment au passé composé et à la voie passive.
Ils sont aussi indispensable pour présenter quelqu'un ou quelque chose simplement dans les expression.
Ces verbes sont aussi très importants (et très pratiques !). Comme "ÊTRE" et "AVOIR", ils accompagnent un autre verbe, pour exprimer "COMMENT" se passe une action.
Ces deux verbes sont particulièrement pratiques pour parler de mouvement et de déplacement, Une fois que vous les métriserez, vous pourrez vous déplacer librement en français. Aussi, "ALLER" est essentiel pour parler au futur proche et "VENIR" est essentiel pour le passé récent. Ce sont en quelque sorte des verbes spatio-temporels qui vous aident à vous mouvoir tant dans l'espace que dans le temps !
Ces trois verbes se distinguent par la panoplie d'expressions qu'ils recouvrent. Une fois passée la première phase d'apprentissage de leurs conjugaisons assez irrégulières, vous aurez le loisir d'enrichir votre vocabulaire à grande vitesse ! Si vous arrivez à un niveau intermédiaire, c'est LE hack pour faire décoller votre niveau.
Lorsqu'on commence à apprendre la conjugaison française, on commence systématiquement par le présent (de l'indicatif, pour les intimes). C'est le temps par défaut en français.
Il est utilisé pour décrire :
Les habitudes : tous les matins, je me rase.
Les faits qui ne changent pas : Un chat est un mammifère.
Ce qui est en train de se passer à l'instant : Je conduis ma voiture (maintenant)
Les action futures qui sont sur le point d'arriver : demain, je prends l'avion.
Un conseil : s'il y a un temps à maîtriser sur le bout des doigt, c'est le présent ! Il renferme les clés de toutes les autres conjugaisons.
C'est le petit frère du présent de l'indicatif. Ce temps est simplement la manière de donner un ordre ou une instruction. La recette est assez simple :
prenez le verbe au présent de l'indicatif (exemple : vous mangez)
enlevez le pronom (exemple : mangez ! )
Deux petits pièges cependant :
le "S" muet de "TU" disparaît
l'impératif n'existe qu'avec "TU", "NOUS" et "VOUS.
Ces trois expressions sont des temps composés particulièrement pratiques au quotidien.
Le passé récent (je viens de + infinitif) indique une action qui est tout juste terminée.
Le présent continu (je suis en train de + infinitif) indique un action qui se déroule en ce moment. Notons tout de même que le présent continu est utilisé uniquement pour insister sur l'effet immédiat de l'action, le présent de l'indicatif reste le temps par défaut.
Le futur proche (je vais + infinitif) indique une action future qui est sur le point d'arriver et qui est certaine. Le futur proche est la meilleure manière ne montrer que vous êtes sûr que quelque chose va arriver.
Ces temps sont extrêmement réguliers : si vous connaissez les verbe être, aller et venir au présent, vous ne pouvez pas vous tromper !
Le passé en français est un vrai défi pour deux raisons :
Au quotidien, les francophones jouent constamment avec deux temps au passé : l'imparfait et le passé composé. Pour raconter une histoire, il faut les deux.
Le passé composé, bien que simple en apparence, renferme les subtilités les plus pointues de la conjugaison française. Il faut donc commencer à l'utiliser petit à petit et accepter de faire de petites erreurs de temps en temps
A. Le passé composé :
Le passé composé est le temps le plus utilisé en français pour parler au passé. Il se compose systématiquement de deux éléments :
un auxiliaire (être ou avoir) conjugué au présent
le participe passé du verbe principal
Dans deux tiers des situations, il n'y a pas de piège et l'utilisation du passé composé est particulièrement simple. Mais il existe aussi une panoplie de verbes qui utilisent l'auxiliaire être au lieu de l'auxiliaire avoir ainsi qu'un grand nombre de participes passés irréguliers. Ajoutez à cela des règles d'accord en genre et en nombre assez alambiquées et vous obtenez la conjugaison la plus complexe du français.
Alors une fois de plus, face à tant d'irrégularité, gardons la tête froide : dans l'écrasante majorité des cas, il suffit de dire "j'ai" puis le participe passé du verbe et c'est réglé. Les petites exceptions s'apprennent à force de pratique.
B. L'imparfait ;
L'imparfait est le temps des descriptions et des habitudes dans le passé. Ses terminaisons sont régulières et ses radicaux sont les même que "nous" au présent.
Le défi principal pour certains apprenants est phonétique. En effet, les terminaisons de l'imparfait se prononcent [ɛ] (un "è" ouvert, comme dans "to bet" en anglais) et non pas [e] ("é" fermé). Si cette différence de prononciation peut sembler anecdotique, elle devient cruciale lorsqu'il est question de se faire comprendre efficacement sans mélanger le passé composé (dont les verbes du premier groupe terminent avec un "é" fermé !).
Nous avons déjà parlé du futur proche et du présent, qui permettent de parler d'un événement futur certain et proche. Quant au futur simple, c'est le temps pour parler de l'avenir plus lointain et moins certain. Il comporte quelques verbes irréguliers qui doivent être connus par cœur.
Si vous parlez une langue latine (italien, espagnol, portugais…), ce sera plutôt facile, car la plupart de ces radicaux irréguliers ressemblent à leurs équivalents dans les langues latines voisines du français. Si vous ne parlez pas une langue latine, ne vous inquiétez pas trop : il y a seulement 17 verbes irréguliers et ils sont très communs. Donc, une fois de plus, c'est la pratique qui va vous aider à retenir !
Notons deux choses sur le futur simple :
Le radical du futur simple est... l'infinitif du verbe ! En conséquence, le "RRR", bien français, apparaît quand on parle au futur simple. C'est ce sont "RRR" qui va indiquer à votre interlocuteur que vous parlez au futur (ou au conditionnel), donc ne l'oubliez pas !
Les terminaisons du futur simple correspondent à l'auxiliaire avoir au présent. Voilà, c'est rigolo. Si ça vous aide à retenir les terminaisons, tant mieux. Sinon apprenez les terminaisons avec le son "R", c'est important.
Le conditionnel présent est la conjugaison de l'incertitude, de l'éventualité. D'où son nom : le conditionnel est soumis à condition. Le conditionnel est aussi utilisé dans certaines formules de politesse.
On utilise très vite le conditionnel sans s'en rendre compte. En effet, l'une des premières choses qu'on apprends en FLE, c'est "Je voudrais…" (I would like). Cette expression est le conditionnel du verbe vouloir. Donc c'est typiquement la preuve qu'apprendre la conjugaison ne se fait pas de manière linéaire mais bien de façon organique, en pratiquant et en répétant des expressions qui vous semblent utiles.
En termes de conjugaison, il a les mêmes radicaux que le futur simple et les mêmes terminaisons que l'imparfait. Alors un conseil : revoyez bien l'imparfait et le futur simple avant d'étudier le conditionnel. Une fois au clair avec ça, le conditionnel n'aura aucun secret pour vous !
Le passé simple a un statut très particulier en français. Ce temps est si rarement utilisé au quotidien que l'écrasante majorité des natifs auront du mal à conjuguer correctement certains verbes sans se concentrer un minimum. Vous ne me croyez pas ? Demandez à un natif de conjuguer le verbe "bouillir" au passé simple.
En conséquence, je ne recommande pas aux apprenants d'apprendre le passé simple. Il vaut mieux prendre le temps de l'étudier formellement en regardant ses terminaisons (assez exotiques pour les francophones), puis noter un maximum de verbes rencontrés dans vos lectures. Effectivement, les romans regorgent de verbes au passé simple et, à moins que vous ayez prévu d'écrire un livre, vous n'aurez pas à les utiliser mais vous devrez être capable de les reconnaître.
Le subjonctif est le mode du doute et de l'irréel. Il se trouve essentiellement derrière le mot "que".
Le subjonctif en français a tendance à lentement disparaître. Il est bien moins présent que dans les autres langues latines et sa conjugaison se fait plus discrète car elle est assez proche du présent de l'indicatif. Ainsi, vous l'utilisez déjà peut-être sans vous en rendre compte.
Trois choses à noter :
Il existe 10 verbes aux radicaux irrégulier. Ce sont des verbes très courants, facile à trouver dans ces expressions au quotidien.
Les terminaisons du subjonctif sont les même que celles du premier groupe au présent de l'indicatif.
La difficulté avec le subjonctif n'est pas tant sa conjugaison que de savoir quand l'employer. Il existe une panoplie d'expressions qui utilisent le subjonctif.
Si vous êtes arrivé jusqu'ici, vous en connaissez déjà bien plus sur la conjugaison française que la plupart des francophones. Non pas que les francophones ne sachent pas parler français, mais c'est juste qu'un natif ne réfléchit pas à tous ces détails quand il parle. Il fait appel à des réflexes depuis longtemps intégrés comme une seconde nature. Une fois de plus, une langue vivante se pratique plus qu'elle s'étudie.
Alors n'hésitez pas à faire une pause, à digérer toutes ces informations et à revenir à cette page quand vous vous sentirez prêts à continuer. En effet, il reste quelques points à aborder pour avoir fait un tour complet de la conjugaison du Français.
L'imparfait se retrouve dans une formulation très commune pour parler d'un événement ou une action qui n'a pas eu (encore) lieu : Si + imparfait.
L'imparfait du subjonctif
Le plus-que-parfait du subjonctif
La deuxième forme du conditionnel passé
L'impératif passé